Réversion : 1 retraité sur 4 concerné en France

À l’heure de la réforme des retraites, la question sur l’avenir de la pension de réversion, qui permet aux veufs et aux veuves de toucher une partie de la retraite de leur conjoint(e) est posée. Retour sur un dispositif dont les règles sont aujourd’hui très différentes d’un régime à l’autre.

Dès la première moitié du XIXe siècle, les fonctionnaires ont bénéficié d’un système de pension de réversion, au départ exclusivement réservé aux femmes. Cette pension permettait ainsi d’assurer la protection de la famille à une époque où les épouses ne travaillaient pas. Elle a été étendue au secteur privé en 1935 – elle entraînait toutefois une baisse des droits propres de l’assuré –, mais n’a été généralisée qu’en 1945 avec la mise en place du régime général. La pension était alors réservée au conjoint à charge, donc sans aucun revenu. En 1971, dans le régime de base des salariés du privé, une condition de ressources est substituée à la notion de conjoint à charge. À partir de 1975, il a été possible de cumuler une pension de réversion dans le régime de base et une pension personnelle, dans certaines limites.

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