AGIRC-ARRCO Son modèle de microsimulation entre en production

La direction technique de l’Agirc-Arrco prépare la mise en production de son modèle de microsimulation.

L’Agirc-Arrco a décidé, en 2016, d’élaborer son propre modèle de microsimulation. Dans le cadre d’une collaboration entre la direction technique et l’Institut des politiques publiques (IPP)(1), 7 personnes œuvrent à l’élaboration de ce modèle destiné à réaliser les projections techniques du régime Agirc-Arrco : projections – à l’horizon 2070 – des conséquences des évolutions démographiques, économiques et réglementaires sur la retraite complémentaire et chiffrage de leurs impacts prévisionnels sur le niveau futur de la réserve de placements.

Des projections à long terme pour les partenaires sociaux et les pouvoirs publics
La microsimulation permet, contrairement à un modèle dit « agrégé », de prendre en compte la grande variété des situations individuelles, ce qui, dans le domaine des retraites, est devenu primordial compte tenu des réformes successives et des réglementations spécifiques (carrières longues…), mais aussi en raison d’un marché du travail offrant des possibilités et des conditions de carrière variées. Le calcul d’une pension de retraite varie en fonction de nombreuses caractéristiques individuelles (nombre d’enfants, chômage, salaire, durée de carrière, âge de départ à la retraite, etc.) qui peuvent être affectées par les réformes. Selon le principe de la microsimulation, l’échantillon de population retenu est vieilli artificiellement en vue d’estimer l’impact de tous ces facteurs à des horizons plus ou moins lointains.
Le modèle Agirc-Arrco fait évoluer les variables sur une longue période en respectant des hypothèses macro-économiques (taux de chômage, évolution du salaire moyen…), dans le but de calculer les cotisations et les allocations prévisionnelles. Ces projections ont avant tout pour objectif d’éclairer les partenaires sociaux, pilotes du régime Agirc-Arrco, et de leur permettre de prendre les décisions appropriées. Parallèlement à cela, des projections sont remises deux fois par an aux administrations publiques, Conseil d’orientation des retraites (COR), direction de la Sécurité sociale (DSS). Les projections faites pour le compte des partenaires sociaux s’appuient sur des jeux d’hypothèses macro-économiques validées par eux, notamment le scénario central de négociation. Les projections fournies au Conseil d’orientation des retraites (COR) et à la direction de la Sécurité sociale (DSS) sont basées sur des jeux d’hypothèses fournies par ces organismes.

(1) Institut français dont l’objectif est de développer et de promouvoir l’analyse et l’évaluation quantitatives des politiques publiques en France.