GEPP RETRAITE COMPLÉMENTAIRE « Adapter nos compétences aux nouveaux enjeux »

La capacité d’adaptation de la retraite complémentaire est inscrite dans son ADN.

De nombreuses transformations, qu’elles soient technologiques, sociétales, réglementaires ou économiques, ont traversé son histoire. Les partenaires sociaux ont déjà démontré leur faculté à anticiper les impacts de ces évolutions sur les métiers exercés au sein de la retraite complémentaire. Retour sur l’accompagnement RH de ces transformations, du programme ITAC, en 2011, à la GEPP retraite complémentaire démarrée en 2019.

En septembre 2011 est lancé le programme ITAC (Informatique en transformation : accompagnement et compétences). Se déroulant pendant la période 2011-2013, il s’inscrit dans la démarche de « réussir ensemble la transformation de l’informatique retraite complémentaire ». 
Dédié aux 1 800 collaborateurs de la filière informatique RC, son objectif était d’aider les informaticiens à comprendre le sens des changements, à identifier les perspectives d’évolution professionnelle et à leur donner l’envie et les moyens d’en bénéficier. De nombreux dispositifs ont alors été déployés : référentiel des métiers spécifiques, parcours de professionnalisation et de mobilité, offres de formation, vidéos métiers…
Forts de cette première expérience réussie, les partenaires sociaux de la branche professionnelle signent, le 30 septembre 2014, un accord relatif à la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC). Pour Marc Landais, responsable des relations sociales de l’Association d’employeurs et DRH de la fédération Agirc-Arrco, c’était le signe d’un engagement fort : « La démarche engagée en matière de GPEC s’inscrivait déjà dans une volonté d’anticiper toutes les évolutions et d’apporter aux collaborateurs des réponses adaptées. Il y a six ans déjà, nous avions pris le parti d’une démarche communautaire et de
co-construction avec les groupes de protection sociale. Hier comme aujourd’hui, l’objectif est de garantir un avenir pour tous grâce à l’implication de chacun. »
L’année 2019 marque un nouveau tournant dans l’histoire de la retraite complémentaire : le transfert de l’encaissement des cotisations et du contentieux à l’Acoss à l’horizon 2022 et le projet de réforme des retraites entérinent la nécessité de travailler encore plus dans une logique inter-régimes. 
Pour faire face à ces enjeux en termes de ressources humaines, le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco a souhaité systématiser une démarche de gestion des emplois et des parcours professionnels (GEPP), opérationnelle pour tous les métiers de la retraite complémentaire, en généralisant la démarche déjà initiée pour les métiers de l’informatique.

Déploiement de la GEPP RC opérationnelle 
Yann Charron, directeur au sein de la fédération, est en charge de ce programme. « Notre vrai sujet, au-delà des évolutions des effectifs, ce sont les compétences. 
Nos organisations, nos processus et nos outils vont changer. Chacun doit être en capacité d’adapter ses compétences à ces nouveaux enjeux. Nous avons su le faire et nous le saurons encore. » 
La GEPP RC est un programme communautaire qui associe directions de la fédération et GPS. Il est constitué du comité de direction Agirc-Arrco et des directeurs métiers des groupes. Un reporting est effectué par le responsable du programme aux administrateurs en commission administrative et informatique, lors de chaque réunion mensuelle du comité des directeurs et lors du copil GPEC*. 
L’examen des métiers a débuté par le recouvrement, puis par la maîtrise d’ouvrage, l’action sociale, les fonctions support et concernera enfin l’ensemble des métiers retraite complémentaire.
La première étape consiste à réaliser une photographie à date des effectifs avec leur localisation géographique. La deuxième étape consiste à « faire vieillir » cette cartographie, activité par activité, à l’horizon 2022 et 2025 : « on prend en compte un certain nombre de transformations. On les chiffre. On les positionne dans le temps. Et, bien évidemment, on en tire les conséquences en matière d’adaptation des compétences, de formation… », explique Yann Charron.
En s’engageant dans cette démarche, la retraite complémentaire démontre à nouveau sa volonté de garantir l’employabilité de ses collaborateurs car ils sont la force vive de ses succès futurs.

* Gestion des emplois et des compétences.