Inter-régimes : « Dites-le-nous une fois » et « faisons-le une fois » : des avancées attendues en 2021

L’Agirc-Arrco est embarqué de longue date dans l’inter-régimes en mettant à disposition de la sphère retraite son expérience des programmes ouverts, son sens de l’innovation et sa culture de la coopération. Objectif : délivrer un service toujours plus fluide aux 36 millions d’assurés en retraite complémentaire.

Visible dès cet automne, la refonte du format du droit à l’information viendra à l’appui de services futurs, directement associés à l’inter-régimes de gestion, tels que la possibilité de compléter en une fois ses données relatives aux enfants pour chaque régime de sa carrière.
En 2021, le nouveau format des relevés de situation individuelle (RIS), à la fois adapté au digital et orienté assuré, adopte la présentation chronologique de la carrière élaborée pour les outils en ligne, plutôt qu’une vision par organisme. Quant aux estimations indicatives globales (EIG), elles seront cet été produites pour la première fois par M@rel, le simulateur créé au sein de la communauté Agirc-Arrco, devenu le moteur de calcul agile, commun et de référence.

LE RGCU, PILIER EN CONSTRUCTION DE L’INTER-RÉGIMES

2022 sera quant à elle la première année d’utilisation du Répertoire de gestion des carrières unique (RGCU), transformant ce chantier en un socle collaboratif des services retraite à inventer pour demain. Développé par la Cnav, avec le concours de l’Agirc-Arrco chargé des missions d’intégration et de qualification du déploiement, ce référentiel carrières sera la source du droit à l’information et aura vocation à servir aux gestionnaires de tous les régimes. Avec l’embarquement des données de l’Agirc-Arrco en milieu d’année 2021 (entre mai et juin), c’est l’intégralité des lignes de carrières annuelles des salariés du secteur privé qui pourra être mise à disposition pour améliorer encore les services à ces assurés : information, projection, conseil, rectification, compléments.

ÉVITER LES ACTES RÉPÉTITIFS

Dans cette perspective de services de plus en plus fluides et personnalisés, la dématérialisation des échanges avec les assurés demeure un enjeu de taille. L’essor de la demande de retraite inter-régimes en ligne (plus de 40 % des dossiers 2020) et de réversion (près de 20 % des dossiers en quelques mois), comme le succès de l’application mobile mise à disposition de l’inter-régimes par l’Agirc-Arrco (900 000 téléchargements et 2 millions de consultations), démontrent qu’elle répond à une attente pour les démarches retraite de première approche. La mise en place de la télédéclaration des enfants, attendue fin 2021, est un pas concret supplémentaire vers le « Faisons-le une fois ». Le partage d’une information unique, dans le même esprit que la mutualisation des certificats de vie opérée par l’Agirc-Arrco depuis plus d’un an, fait l’économie de multiples actes de gestion, en premier lieu pour l’assuré. Cette évolution accompagne les échanges d’informations qui se développent également avec les administrations – la base nationale Ressources (BRM) – pour la demande de réversion ou les informations décès provenant de l’étranger. L’objectif de simplifier les relations avec les assurés rejoint ainsi la disparition d’actes de gestion répétitifs et sources d’erreurs.

Dématérialiser pour développer les services de proximité

Étendre la dématérialisation des démarches constitue un objectif majeur porté au sein du GIP Union Retraite qui dénombre 6,5 millions de comptes personnels retraite. Un nombre encore insuffisant pour réduire les envois de documents sous format papier encore très majoritaires, paradoxalement parmi les moins de 50 ans. L’ambition est de porter l’effort sur des services de proximité à forte proposition de valeur comme le démontre le succès des Rendez-vous de la retraite organisés par l’Agirc-Arrco avec l’Assurance retraite (7e édition en juillet prochain).

Cartographie

On dénombre huit institutions de retraite Agirc-Arrco en métropole dont quatre portent près de 94 % des opérations Agirc-Arrco. Elles étaient 36 en 2010. Selon la cartographie des groupes paritaires de protection sociale (GPS) établie conformément à l’accord du 8 juillet 2009, les opérations retraite ont représenté 74 % des encaissements des GPS en 2020 dont 27 % des frais de gestion et 37 % des ETP (équivalents temps plein).