La retraite est aussi une affaire de jeunes

L’Agirc-Arrco et les groupes de protection sociale (GPS) multiplient les initiatives afin de rendre la retraite plus lisible, plus proche et plus accessible pour les jeunes générations. L’enjeu est triple : il s’agit à la fois de mieux informer sur la retraite et sur l’intérêt de la préparer dès l’entrée dans la vie active ; de mettre en oeuvre la solidarité intergénérationnelle en proposant une expérience professionnelle à des jeunes particulièrement fragilisés par la crise ; et de renouveler, en vertu d’un recrutement régulier, les forces vives au sein de la communauté Agirc-Arrco.

Le contexte

En décembre dernier, l’Agirc-Arrco et l’Assurance retraite ont effectué un baromètre auprès des 15-24 ans. Les résultats confirment les opinions exprimées sondage après sondage. Près de la moitié des jeunes déclarent avoir une mauvaise image du système de retraite français et 68 % ne sont pas certains de toucher une pension lorsqu’ils seront en âge d’être à la retraite. Face à ce scepticisme, la communauté Agirc-Arrco et la branche professionnelle ont engagé une démarche spécifique et une série de mesures concrètes pour resserrer le lien intergénérationnel. Des actions d’autant plus nécessaires dans un contexte de crise sanitaire et économique qui frappe durement la jeunesse.

1/ La retraite n’attend pas le nombre des années

Communiquer, accueillir, innover : autour de ces axes se construit la démarche de l’Agirc-Arrco pour « donner un coup de jeune » à la retraite. « Notre système est fondé sur la solidarité entre générations : les cotisations des actifs financent la pension des retraités. Il est donc essentiel, pour sa cohésion globale, que les cotisants, à commencer par les plus jeunes, perçoivent clairement les enjeux collectifs et les perspectives pour eux-mêmes », résume François-Xavier Selleret, directeur général de l’Agirc-Arrco. D’où une information plus intense, ciblée, multicanale, à destination des générations nées après 1980, gagnées par le sentiment que leur retraite, au fil des réformes, se réduit comme peau de chagrin. Puisque l’âge légal de la retraite a été repoussé en 2010 – de 60 à 62 ans – et les durées de cotisation allongées (1), il devient d’autant plus important de préparer cette échéance longtemps à l’avance. « Avec l’inter-régimes, nous allons vers un système beaucoup plus simple, unifié, largement digitalisé, qui permet d’agir sur sa retraite tout au long de sa carrière, d’anticiper l’impact de ses choix de vie personnelle et professionnelle », souligne François-Xavier Selleret. L’Agirc-Arrco se mobilise ainsi pour développer très tôt une culture, un réflexe retraite, en créant des outils et des contenus innovants (serious games, chaîne YouTube, vidéos Instagram...), adaptés aux usages des collégiens, lycéens et étudiants et des jeunes actifs. Cette démarche s’est traduite par la signature d’une convention entre la branche professionnelle et le ministère de l’Éducation nationale en juin 2016, renouvelée en 2019. Convention qui entérine l’ambition d’accueillir 1 000 collégiens en stage de troisième. Ces derniers sont ainsi amenés à découvrir les principes et mécanismes de la retraite par répartition. « C’est aussi l’occasion de désamorcer certains clichés en montrant notamment toute l’étendue, la diversité et la modernité de nos métiers », explique Marc Landais, responsable des relations sociales de la branche retraite complémentaire et prévoyance (voir ci-contre). Une première approche prolongée, à l’entrée de la vie active, par le recrutement soutenu de jeunes talents, dans le cadre notamment d’un programme d’alternance à grande échelle, engageant toute la branche professionnelle. La retraite n’est surtout pas une question d’âge !

(1) La loi du 20 janvier 2014 prévoit 172 trimestres (43 ans) pour les générations nées à partir de 1973.

3 questions à

3 questions à Marc Landais, responsable des relations sociales de la branche retraite complémentaire et prévoyance et directeur des ressources humaines de la fédération Agirc-Arrco

Pourquoi renforcer votre action en direction des jeunes générations ?

Marc Landais : Face à une crise d’une ampleur inédite, nous avons d’abord souhaité aider le plus de jeunes possibles, en particulier les jeunes sans réseau, à se forger une première expérience professionnelle. C’est l’objet d’une action concertée de la branche, de la fédération et des groupes de protection sociale en faveur de l’alternance, qui a profité à plus de 900 jeunes en 2020.

Quels sont les autres enjeux de la démarche ?

M. L. : Il s’agit également, en développant les partenariats avec les établissements scolaires, les associations, en accueillant chaque année plusieurs centaines de stagiaires, en déployant des outils de communication innovants, d’intéresser les plus jeunes à la retraite, de les sensibiliser à l’intérêt de préparer leur retraite. Et ainsi, d’insuffler aux jeunes une connaissance des mécanismes de la retraite qui leur donnera confiance, laquelle est indispensable à un système qui repose sur la répartition et la solidarité intergénérationnelle.

Vous avez parlé d’outils innovants. Quels sont-ils ?

M. L. : Gamification, chaîne YouTube, Instagram, podcasts... Nous sommes présents sur les formats que pratiquent couramment les générations nées après 1980. En organisant une grande partie de nos forums, recrutements, formations, stages et emplois en mode distanciel, nous nous sommes adaptés pour permettre aux jeunes de surmonter les contraintes sanitaires.

2/ Aider la jeune génération à faire sa place

Mis en oeuvre le 1er janvier 2021, l’accord de la branche retraite complémentaire et prévoyance relatif à la formation professionnelle tout au long de la vie accorde une large place à l’alternance (contrats de professionnalisation et d’apprentissage). Revalorisée par la loi Avenir professionnel de septembre 2018, stimulée par le plan de relance économique en juillet 2020, l’alternance est reconnue comme une porte d’entrée dans la vie active, ouverte aux jeunes de tous horizons. « Depuis de nombreuses années, la branche professionnelle, les groupes de protection sociale et l’Agirc-Arrco investissent à un rythme soutenu dans l’alternance avec des objectifs ambitieux, une démarche structurée, et des partenariats éducatifs pérennes », résume Sophie de Rancourt, responsable pôle partenariats et relations écoles à l’Agirc-Arrco. Chaque année, la fédération Agirc-Arrco et les groupes de protection sociale, avec le soutien de l’Opco Uniformation(1), accueillent ainsi près d’un millier de jeunes alternants, dans tous les domaines d’activité : conseil et gestion (29 %), commercial et marketing (27 %), fonctions support (16 %), conseil et pilotage (16 %), systèmes d’information (7 %). C’est le résultat d’un investissement constant sur le terrain auprès d’une soixantaine d’établissements – lycées professionnels, centres de formation des apprentis (CFA), universités et instituts universitaires de technologie (IUT), grandes écoles, instituts spécialisés – et au sein de salons de référence comme Jeunes d’Avenirs. « La diversité de nos métiers – 66 au total – et de nos partenariats avec les écoles nous permet de recruter des étudiants de tous profils, du BTS à bac + 5, en nous mobilisant tout particulièrement pour l’insertion des jeunes moins favorisés socialement, en coordination avec des structures pionnières de l’inclusion comme la fondation Agir contre l’exclusion (FACE) Paris, ou encore les Cap Emploi », indique Sophie de Rancourt. Klesia, Malakoff Humanis, AG2R LA MONDIALE et le Centre de formation et des expertises métiers (CFEM) se sont associés avec l’IFCV (2) pour créer un BTS assistant manager de gestion, renforcé d’une spécialisation « protection sociale ». Le tout répondant à des besoins de recrutement au sein de la branche professionnelle. Une stratégie non démentie par la pandémie. « Nous avons maintenu tous nos programmes et nos recrutements en alternance au même niveau, en déployant différents outils pour que les étudiants puissent travailler à distance, et si besoin en présentiel avec toutes les précautions sanitaires », souligne Aurélie Katenga, responsable relations écoles à la DRH de Malakoff Humanis. Avec 300 alternants chaque année, soit 4 à 5 % de son effectif salarié, le Groupe offre un concentré des attraits de l’alternance « made in Agirc-Arrco » : des partenariats avec les meilleures écoles, des parcours enrichissants, un tutorat qualifié, à la fois exigeant et bienveillant.

(1) L’opérateur de compétences (Opco) Uniformation intervient dans le champ de la cohésion sociale. Il est chargé d’accompagner la formation professionnelle des salariés des 20 branches professionnelles adhérentes dont celles des institutions de retraite complémentaire et des institutions de prévoyance.
(2) Le Groupe IFCV accompagne les entreprises dans la recherche de leurs nouveaux talents et forme les alternants au seuil de leur carrière.

3 questions à

3 questions à Taous Sehad, responsable recrutement et mobilité, AG2R LA MONDIALE

Quelle est la place de l’alternance dans la politique RH du Groupe ?

Tahous Sehad : Une place croissante ! Le Groupe s’est engagé à ce que 4 % de ses effectifs soient des alternants, et aujourd’hui nous avons dépassé ce seuil. Chaque année, AG2R LA MONDIALE recrute environ 250 alternants de niveau bac + 2 à bac + 5, en partenariat avec un large éventail d’établissements : lycées, CFA, universités, écoles de commerce, écoles d’ingénieurs et d’informatique, écoles d’assurance et d’actuariat...

Quels sont les objectifs poursuivis ?

T. S. : L’enjeu est double. D’abord, nous entendons prendre toute notre part dans la formation et l’insertion des jeunes, en leur offrant une première expérience professionnelle très consistante. Nous attachons notamment beaucoup d’importance à la qualité du tutorat, pièce essentielle du dispositif. Les tuteurs reçoivent chez nous des formations spécifiques. Ils accompagnent les alternant à tous les niveaux, depuis l’acquisition et la validation des savoir-faire jusqu’à la constitution d’un réseau professionnel.

Et le deuxième objectif ?

T. S. : L’alternance est pour nous un vrai levier de recrutement pour des métiers en tension, en particulier dans l’informatique, l’actuariat et le commercial. Chaque année, en moyenne, 7 % de nos embauches en CDI concernent des alternants. Parce qu’ils ont travaillé dans le Groupe tout au long de leur formation, pendant un à trois ans, le recrutement se fait en connaissance de cause, avec un risque proche de zéro.

L’apprentissage, accélérateur d’inclusion

« Les jeunes en situation de handicap sont particulièrement fragilisés par la crise sanitaire et économique, qui restreint davantage encore leur accès à l’emploi. Nous sommes d’autant plus impliqués dans des initiatives pionnières comme celle pilotée par l’Association nationale des employeurs de la mutualité (Anem), en partenariat avec l’Institut de formation de la profession de l’assurance (Ifpass) et la branche retraite complémentaire et prévoyance. Les trois organismes ont lancé, en octobre 2020, la première promotion en alternance de conseillers en assurances, à destination exclusive des jeunes en situation de handicap.Malakoff Humanis accueille plusieurs alternants issus de cette promotion, dont l’intégration s’est parfaitement déroulée. À la clé, un diplôme bac + 2, de solides compétences métiers et la possibilité d’un emploi stable au sein d’une branche retraite complémentaire et prévoyance qui recrute. Engagé de longue date pour l’inclusion du handicap, le Groupe met en oeuvre des programmes dédiés aux étudiants et aux jeunes demandeurs d’emploi, en partenariat avec des associations innovantes. »

Nantenin Keïta, chargée qualité de vie au travail, diversité et handicap, Groupe Malakoff Humanis

Changer la face de l’alternance

La fondation Agir contre l’exclusion (FACE) vient de distinguer l’Agirc-Arrco en tant que « site modèle de l’apprentissage », un titre réservé aux entreprises exemplaires en matière d’accueil sur site, d’information et d’accompagnement des jeunes en quête d’orientation professionnelle. « L’Agirc-Arrco est notamment très engagé au sein de la manifestation “Osons l’apprentissage et l’alternance”, que nous organisons chaque année depuis 2018. Il s’agit d’une semaine événement au cours de laquelle entreprises et centres de formation franciliens ouvrent leurs portes aux étudiants et demandeurs d’emploi pour présenter leurs métiers et cursus en alternance, au fil d’ateliers, démonstrations techniques, mises en situation, coachings et job datings », souligne Éric Boucaret, directeur de FACE Paris. S’est déroulé du 22 au 27 mars 2021 dans toute la France la cinquième édition et, Covid oblige, en distanciel en grande partie. L’AG2R LA MONDIALE participe activement à la réussite de cet événement. « Nous pouvons compter sur des structures qui, comme l’Agirc-Arrco, ont développé des outils à distance et des contenus innovants pour conserver l’animation, le rythme et la convivialité propres à l’événement », précise Abdel-Hakim Bindech, chargé de mission apprentissage chez FACE Paris.

3/ Faciliter les premiers pas dans la vie professionnelle

« 1 000 stages de 3e » : c’est le nom de l’opération conduite chaque année depuis 2016 par la communauté Agirc-Arrco à destination des collégiens de 3e, en quête d’une entreprise où effectuer leur stage d’observation. « L’initiative n’a cessé de s’amplifier puisque 120 sites dans toute la France, à la fédération comme dans les groupes, accueillent les collégiens », explique Sophie de Rancourt. Formalisée depuis 2016 par une convention de partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, la politique de stages conçue par l’Agirc-Arrco vise d’abord à sensibiliser les jeunes aux valeurs de la protection sociale : solidarité intergénérationnelle, égalité d’accès et paritarisme. Elle met également l’accent sur l’intérêt de s’occuper tôt de sa retraite, mission facilitée par la mise à disposition de nouveaux services digitaux. « C’est l’occasion de casser enfin les stéréotypes associés au monde de la retraite en faisant découvrir la diversité de nos 66 métiers, dont certains allient haute technicité (data science, cybersécurité, UX design, actuariat…) et engagement dans un modèle solidaire en phase avec l’aspiration des jeunes générations. Nous espérons susciter des vocations, sachant que la branche professionnelle a besoin, dans les années à venir, de rajeunir sa pyramide des âges », observe Jennifer Homère, chargée de communication au sein de l’Agirc-Arrco. En cohérence avec son histoire et son action sociale, la communauté Agirc-Arrco dédie la grande majorité de ses stages aux collégiens dont la famille ne dispose pas d’un réseau permettant de trouver un stage. Elle popularise son programme sur les réseaux sociaux, sur la page jeunes de son site institutionnel, sur son compte Instagram tu.fais.quoi.laa et sur les plateformes (monstagedetroisieme.fr, La Bourse de l’Emploi). Elle a également noué un partenariat avec le réseau éducatif du Club des partenaires des académies d’Île-de-France, des échanges et des actions avec des collèges intégrés dans les Réseaux d’éducation prioritaire (REP et REP +), ainsi qu’avec des associations comme JobIRL, spécialistes de l’orientation professionnelle des étudiants, le Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ), Stages et Avenir, Entreprises pour la Cité, etc.

 

VIRTUEL VERSUS VIRUS
« Nous travaillons aussi avec des structures qui se mobilisent pour élargir et faciliter l’accès aux stages des élèves en situation de handicap, à l’exemple de Génération Cochlée ou encore de l’Arpejeh. Nous veillons à ce qu’un maximum d’élèves pour qui l’obtention d’un stage n’a rien d’une évidence puissent accéder à nos offres », souligne Lauretta Henry, chargée de projets RH et relations écoles à l’Agirc-Arrco. Et bien sûr, le succès du dispositif repose en premier lieu sur la qualité des stages proposés, avec de vraies missions à effectuer, un encadrement soigneusement préparé, des ateliers de créativité au Lab Agirc-Arrco, une découverte des applis mobiles au sein du pôle digital & innovation, des supports à la fois ludiques et pédagogiques. Les élèves reçoivent par exemple, à leur arrivée, un kit de stage qui contient sur une clé USB des supports pédagogiques, vidéos, quiz et dataviz (1), bref tout le nécessaire pour mieux restituer leur expérience et rédiger leur rapport. « Qu’il s’agisse de stages, de jobs d’été ou d’alternance, nous créons des formats en phase avec les pratiques d’information et de communication des jeunes, conjuguant vidéos, gamification, podcasts et réseaux sociaux », précise Jennifer Homère. Facilitateur d’échange et d’apprentissage, le digital offre un précieux recours en temps de pandémie, alors que les stages sont devenus facultatifs pour l’année 2020-2021. « En soutien des collèges en butte à un dilemme entre éducation et sécurité sanitaire, nous avons adapté notre dispositif et créé Back Stage. Il s’agit d’une semaine d’observation 100 % digitale, rythmée par des visioconférences avec nos experts métiers, un escapegame en ligne, un rendez-vous virtuel avec le directeur général de l’Agirc-Arrco. Un format très apprécié qui nous permet d’étendre notre rayonnement et d’atteindre encore davantage de jeunes », se réjouit Lauretta Henry. Innover même, et surtout, dans les circonstances difficiles : un beau message à délivrer aux collégiens en stage à l’Agirc-Arrco !

(1) Dataviz ou data visualisation désigne les outils ou les supports qui permettent de représenter sous une forme graphique des données chiffrées.

Une saison avec la Sécu

Conçue par l’École nationale supérieure de Sécurité sociale (EN3S), « Une Saison avec la Sécu » est une adaptation de « Une journée avec la Sécu ». Crise sanitaire oblige, l’événement a innové en se digitalisant et a étendu son édition du 30 novembre au 11 décembre. Ce dispositif pédagogique en ligne, à destination des enseignants et de leurs classes – du second degré au supérieur – a proposé pendant deux semaines une intense série de webinaires, d’ateliers et de ressources, avec pour objectif un enrichissement de l’éducation à la solidarité et à la citoyenneté sociale (1). L’Agirc-Arrco s’est pleinement engagé dans le projet, en déployant trois sessions en ligne : « Capte la retraite » (un webinaire portant sur les principes de la retraite par répartition), le jeu immersif fait maison sur les métiers de la retraite « Mission liquidation » et « Touche pas à mes données », un atelier interactif coanimé avec le groupe Apicil et dédié à la protection des données personnelles.

(1) Selon le sociologue Robert Castel, la citoyenneté sociale peut se caractériser « par le fait de pouvoir disposer d’un minimum de ressources et de droits indispensables pour s’assurer une certaine indépendance sociale ».

Aux côtés des enseignants

Service du ministère de l’Éducation nationale, le Cefpep propose aux enseignants des stages en immersion dans une entreprise, une association ou un organisme public. Partenaire du dispositif, l’Agirc-Arrco organise pour les enseignants des sessions d’une journée (d’abord dans ses locaux mais désormais à distance), afin de leur faire découvrir de l’intérieur le système des retraites et les possibilités offertes aux élèves (stages, alternance, emplois...). Une démarche déclinée, en Île-de-France, au sein du Club des partenaires des académies réunissant différentes branches professionnelles pour une meilleure orientation et insertion des étudiants. Il s’agit également de renforcer les liens entre écoles et entreprises et de promouvoir l’apprentissage.

Avec l’Arpejeh, toute une gamme de solidarité

Depuis plus de 12 ans, l’Arpejeh accompagne des jeunes en situation de handicap dans la construction de leur projet professionnel. « Nous travaillons de longue date avec cette association de référence sur une multitude de sujets : depuis l’organisation des stages de troisième jusqu’au recrutement et au suivi des jeunes en alternance au sein du Groupe, en passant par des ateliers de découverte de nos métiers, de préparation professionnelle et de coaching des candidats », décrit Nantenin Keïta, chargée qualité de vie au travail, diversité et handicap chez Malakoff Humanis. Entre autres initiatives récentes : une action de mentorat, réalisée sur la base du volontariat par des collaborateurs du Groupe qui accompagnent pendant un an des étudiants de l’Université de Paris-Saclay, en situation de handicap. « Le Groupe a toujours porté une démarche d’inclusion et de diversité, nous nous retrouvons donc pleinement dans l’engagement et les missions de l’Arpejeh », conclut Nantenin Keïta.

4/ Innover pour mieux partager

Tu.fais.quoi.laa ? Plus qu’une question, c’est le nom du compte Instagram récemment lancé par l’« aa » (Agirc-Arrco). Cette vitrine surprenante pour la protection sociale donne la parole aux alternants et tuteurs, mais propose aussi des messages pédagogiques sur la retraite ainsi que des clips métiers. À l’instar de ce compte Instagram, la fédération et les groupes ont su créer des outils originaux pour donner la parole aux jeunes et leur faire découvrir le monde de la protection sociale dans toutes ses dimensions. « Nous avons commencé par une page spécifique sur notre site institutionnel, qui détaille entre autres les possibilités de stage, d’alternance et d’emploi au sein de nos organismes. À mesure que notre démarche prend de l’ampleur, nous diversifions les formats », indique Jennifer Homère, chargée de communication à l’Agirc-Arrco. Les équipes « aa » ont notamment élaboré un jeu sur mobile nommé CaatStellar ou encore le jeu immersif « Mission liquidation ». Cet escape game en ligne plonge le joueur dans le parcours d’une demande de retraite, en l’initiant au fil de sa progression aux différents métiers. Au-delà de la découverte de la variété des métiers de la retraite, le jeu permet d’appréhender le fonctionnement du système par répartition et les valeurs de solidarité qu’il incarne. Une diversité et une modernité également soulignées dans la série YouTube Destination Métiers, qui présente dans des vidéos de témoignages les métiers de huit collaborateurs et les valeurs qui y sont adossées. Dernière innovation en date : une série de podcasts invitant des duos tuteur/alternant à partager leur expérience et les temps forts de leur collaboration. Une façon vivante de communiquer la richesse des parcours d’apprentissage au sein de la communauté Agirc-Arrco. « À travers le jeu et les nouveaux médias, nous cherchons à renforcer le niveau d’information des jeunes à l’égard de notre système de retraite par répartition. Car ce sont eux, demain, par leurs cotisations, qui en assureront la pérennité. Il est également important qu’ils en maîtrisent le fonctionnement pour faire leurs choix de vie et de carrière en connaissance de cause », conclut François-Xavier Selleret.

Capter la retraite avec CaatStellar(1)

En juillet 2020, l’Agirc-Arrco lançait le premier jeu mobile gratuit dans l’univers de la protection sociale : CaatStellar, une épopée de chats dans l’espace qui, au fil de leurs tribulations – réclamant adresse et réflexion – font découvrir au joueur les fondamentaux de la retraite complémentaire par répartition. Un jeu original et « chat-virant » conçu en collaboration avec les étudiants de l’école d’ingénieurs Efrei Paris.

(1) CaatStellar est disponible sur les smartphones fonctionnant sous Android et pour jouer à Mission Liquidation : mygame.page/agircarrcomissionliquidation.

Ce qu’il faut retenir


  • Avec toute la branche professionnelle retraite complémentaire et prévoyance, l’Agirc-Arrco se mobilise pour renforcer le lien intergénérationnel et rendre la retraite plus proche, plus accessible aux jeunes.
  • Cette démarche s’appuie sur des outils et des formats innovants pour casser les clichés qui s’attachent au monde de la retraite, promouvoir les valeurs de solidarité et d’équité qui fondent le système par répartition, et mieux faire comprendre l’intérêt de s’informer sur sa retraite dès son entrée dans la vie active.
  • Face à une crise sanitaire et économique d’une ampleur sans précédent, la branche des institutions de retraite complémentaire et des institutions de prévoyance et l’Agirc-Arrco maintient son engagement pour amplifier l’insertion professionnelle des jeunes, particulièrement fragilisés, au travers notamment d’une offre large et variée de stages et de contrats d’alternance.
  • L’enjeu est aussi de faire découvrir la diversité et la modernité des métiers de la retraite complémentaire afin d’attirer et de recruter les talents de demain.

Notre prochain dossier : Contrats d’objectifs et de moyens : bilan 2020 et perspectives 2021