Un engagement pour l’employabilité des collaborateurs de la branche

Les partenaires sociaux de la branche retraite et prévoyance ont signé un accord cadre d’engagement de développement de l’emploi et des compétences (EDEC) avec le ministère du Travail pour leur 30 000 salariés. Benoit Eymery, responsable du centre de formation et des expertises métiers, et Frédéric Joly, responsable de l’Observatoire des métiers et des qualifications, dévoilent les enjeux et modalités de Dynamique Compétences.

Dans quel contexte s’inscrit ce projet ?

Benoit Eymery : Les métiers de notre branche sont appelés à évoluer dans les années à venir. Aux actions de convergence que nous menons aujourd’hui avec les autres régimes de retraite et qui se concrétisent par le développement de services communs, de démarches uniques et simplifiées pour les assurés, s’ajoutera demain la construction d’un futur système de retraite. La digitalisation ou l’évolution du système d’information sont également des facteurs de transformation pour nos métiers et donc pour nos collaborateurs. Il est primordial d’enrichir et d’adapter les compétences de chacun.

 

 

A-t-on identifié les facteurs à l’origine de ces situations ?

Frédéric Joly : Pour anticiper ces défis, les partenaires sociaux de la branche se sont engagés, dans leurs orientations stratégiques 2019-2022, à apporter aux entreprises et aux salariés les aides nécessaires à la sécurisation des parcours professionnels.

B. E. : L’appel à projets lancé en 2018 par le Haut-commissariat aux compétences et à l’inclusion sociale a été l’occasion pour les partenaires sociaux d’entériner leur engagement. Sur les quelque 700 branches professionnelles référencées en France, 44 ont répondu à cet appel à projets. Pour le secteur de la protection sociale, nous étions la seule branche. Le projet que nous avons défendu porte un nom : Dynamique Compétences.

Quels sont les axes majeurs du plan d’action ?

F. J. : Le premier axe d’intervention intègre une phase de sensibilisation des équipes à la démarche de certification des compétences. Pour cela, la branche va procéder à l’analyse in situ des situations professionnelles, afin d’aboutir à une cartographie des compétences nécessaires à l’exercice des métiers. De cette cartographie découlera la création de référentiels d’activités et de certifications.

B. E. : Le deuxième axe comprend le déploiement d’un dispositif d’accompagnement des projets professionnels et de la mobilité. Pour cela, un outil digital permettant aux collaborateurs d’identifier les aires de mobilité envisageables est en cours de création. L’élaboration de nouvelles certifications, et plus globalement une politique de certification volontaire, est un levier majeur de réponses à ces enjeux. Les managers seront également accompagnés, afin de soutenir les projets de mobilité des membres de leurs équipes.

À quels enjeux répond ce projet ?

F. J. : L’objectif, à terme, est de garantir et de favoriser l’employabilité de nos collaborateurs. À cela s’ajoute un paramètre d’ordre structurel : 10 % de nos effectifs partiront à la retraite d’ici à 2022. Il y a donc un véritable enjeu de transmission des savoirs, notamment dans le domaine de la retraite complémentaire.

B. E. : Avec ce projet, les acteurs de la branche démontrent leur capacité à mettre en œuvre une stratégie RH innovante et agile au service des collaborateurs.

Suivi et pilotage

Un comité de pilotage est mis en place pour le déploiement des actions. Il est composé de représentants :

  • de l’État
  • des organisations syndicales de la branche
  • des équipes de la DRH Branche (Centre de formation et Observatoire des Métiers)