Vieillir en bonne santé : repousser la perte d’autonomie

L’accélération du vieillissement de la population dans les années à venir fait de la prévention de la perte d’autonomie un enjeu majeur des politiques de santé publique. Le ministère des Solidarités et de la Santé a présenté, en début d’année, un plan de prévention de la perte d’autonomie en six mesures. Loin d’être une fatalité, celle-ci est avant tout liée à un état de santé dégradé, du fait notamment de maladies chroniques et de troubles cognitifs.

La généralisation progressive du rendez-vous de prévention jeune retraité est l’une des mesures concrètes du plan de prévention du gouvernement.

Elle sera lancée dès le premier semestre 2020. La charte prévoyant les conditions de son déploiement a été signée, le 16 janvier 2020, par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé et les caisses d’Assurance maladie et de retraite qui opéreront leur mise en œuvre : la Caisse nationale d’Assurance maladie (Cnam), la Caisse nationale d’Assurance vieillesse (Cnav), la Caisse centrale du régime agricole (CCMSA) et l’Agirc-Arrco.  
Ces temps de consultation destinés aux 60-65 ans intégreront une approche globale, à la fois médicale et psychosociale, inspirée du parcours de prévention réalisé par les centres de prévention Agirc-Arrco depuis près de quarante ans (voir p. 31).  
Ils permettent de repérer, pour chaque individu, les risques liés à l’avancée en âge et d’orienter vers des dispositifs de prévention adaptés.